Jeudi 11 mars 2010 4 11 /03 /2010 18:33

Faut-il instaurer le vote obligatoire?

Info vérifiée et éditée par la rédaction du Post.


 

vote 


A la veille des élections régionales, l'inquiétude monte dans la classe politique les sondages sont mauvais, le taux d'abstention pourrait atteindre des sommets. Si cela se confirmait, les abstentionnistes deviendraient le premier parti de France.


Le vote est un droit, mais ce ne fut pas toujours le cas, il fut accordé de haute lutte, certains y laissèrent même la vie pour ce droit si fondamental dans notre pays. Aujourd'hui pourrait-on concevoir la vie dans ce pays sans le
droit de vote? Essayez donc de l'imaginer... Les femmes ne l'ont que depuis le 21 avril 1945 ce n'est pas si vieux.


Dans de nombreux pays, ce droit ne peut être exercé et dans d'autres, c'est au péril de leur vie que des hommes vont mettre ce fameux bout de papier dans l'urne. Sommes-nous des enfants gâtés? Un citoyen n'a pas que des droits, il a aussi des devoirs, et parfois certains de nos concitoyens l'oublient.


J'ai toujours voté et parfois ce fut dur dur de choisir, il m'est même arrivé de prendre ma décision à la dernière seconde dans l'isoloir. Je suis allé jusqu'à repousser un voyage d'affaires à l'étranger pour exercer ce droit, si je me souviens bien cette année là c'est un bulletin blanc que j'introduisis dans l'urne, tout ça pour ça mais j'avais fait mon devoir et surtout je pouvais gueuler en toute sérénité.


Le peuple français est un peuple de râleurs, et c'est vrai actuellement ce ne sont pas les sujets qui nous manquent pour exercer notre sport favori. Mais que nous reste-t-il pour changer les choses si ce n'est le vote....


Alors votez pour qui vous voulez, mais votez. Pour ceux qui ne trouveraient pas une liste à leur convenance, le vote blanc est toujours une possibilité. Je sais qu'il n'est pas vraiment comptabilisé mais si un jour il faisait plus de 50% des suffrages exprimés, je doute qu'il n'entraîne pas un séisme dans la classe politique.


En écoutant
le débat Aphatie-Duhamel sur l'idée qu'il faudra peut-être instaurer le vote obligatoire avec des sanctions comme en Belgique, j'ai failli tomber à la renverse. J'étais d'accord avec Duhamel, je ne pensais pas cela possible, comme quoi impossible n'est pas français.


Si le français refuse d'exercer ce droit, il faudra peut-être recourir à cela pour la survie de notre démocratie,navrant mais....


Alors vous pour ou contre le vote obligatoire?

 

Par TONY
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Jeudi 11 mars 2010 4 11 /03 /2010 18:08
Sarkozy: changer de méthode sur le climat pour éviter un nouveau Copenhague


"Si vous faites comme pour Copenhague, vous allez à l'échec, c'est certain", a-t-il lancé à l'ouverture à Paris d'une conférence sur la déforestation, en présence des représentants des pays des principaux bassins forestiers de la planète: Congo, Amazonie et Papouasie-Nouvelle Guinée.


Le rendez-vous dans la capitale danoise, en décembre, qui avait suscité d'énormes attentes, a abouti à un texte négocié à la dernière minute par une vingtaine de chefs d'Etat. Ce court document fixe comme objectif de limiter à deux degrés la hausse moyenne de la température de la planète mais reste très évasif sur les moyens d'y parvenir.


"L'ONU est absolument indispensable (...) mais les méthodes de travail doivent changer", a martelé M. Sarkozy. "Ce qui est en cause, c'est tout simplement la survie de l'humanité et celle de la planète. On ne va pas renoncer à cet objectif parce que Copenhague a été un exemple de mauvaise organisation!"


Suggérant de partir du groupe des 28 pays qui s'étaient réunis dans les dernières heures du sommet de Copenhague, en l'élargissant éventuellement, le chef de l'Etat a proposé l'organisation de réunions rapprochées d'ici la prochaine conférence climat, à Cancun (Mexique), en fin d'année.


"On ne peut pas continuer la fiction qui consiste à penser que 199 pays et leurs représentants peuvent négocier un texte. C'est fou, on n'y arrivera jamais!", a-t-il poursuivi, parlant, pour désigner le texte auquel ont abouti les négociateurs à Copenhague, de volapük, langue inventée à la fin du XIXe siècle.


Le chef de l'Etat a par ailleurs vigoureusement défendu le Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (Giec), objet d'un tir nourri de critiques depuis quelques mois.


"Qu'il y ait des contestations sur les méthodes, tant mieux. (...) Mais le Giec a droit à notre reconnaissance et mérite notre soutien", a-t-il plaidé, jugeant nécessaire de pas "perdre de vue l'essentiel: le réchauffement climatique est une réalité".


La Kényane Wangari Maathaï, prix Nobel de la paix 2004, a estimé que la forêt était une occasion unique de présenter rapidement des "success stories" dans la lutte contre le changement climatique.


Quelque 13 millions d'hectares de forêt, soit l'équivalent de la taille de la Grèce, disparaissent chaque année dans le monde. Le déforestation est à l'origine d'environ 20% des émissions mondiales de gaz à effet de serre.


"Nous n'avons pas beaucoup de temps pour mettre en place une multitude de mécanismes financiers et nous espérons que nous serons capables d'utiliser les mécanismes déjà existants", a-t-elle déclaré dans un enregistrement diffusé à l'ouverture des débats.


A Copenhague, six pays (France, Australie, Japon, Norvège, Royaume-Uni et Etats-Unis) avaient annoncé une aide rapide de 3,5 milliards de dollars sur trois ans pour lutter contre la déforestation.


Les modalités de distribution de cette aide suscitent cependant encore de nombreuses interrogations.


"C'est une réunion de mécaniciens", a souligné le ministre français de l'Ecologie Jean-Louis Borloo, sans donner de précisions sur les modalités qui pourraient être retenues et les éventuels désaccords lors de la réunion à huis clos qui se déroulait jeudi.

Par TONY
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Jeudi 11 mars 2010 4 11 /03 /2010 17:46

Sarkozy : pas de remaniement avant la réforme des retraites

 

Par figaro.fr 
Crédits photo : Élodie Grégoire pour le Figaro Magazine
Crédits photo : Élodie Grégoire pour le Figaro Magazine Crédits photo : ELODIE GREGOIRE

EXCLUSIF - Une «nouvelle étape politique» envisageable après la réforme des retraites, des mesures importantes sur l'identité nationale annoncées en avril : dans une interview au Figaro Magazine, Nicolas Sarkozy confie ce qu'il prépare dans les mois à venir. Extraits.

 

Sur son rôle dans la campagne régionale


Le président de la République se défend de s'être engagé dans cette campagne, y compris pendant ses déplacements en province .«Je n'ai pas donné de consigne de vote et je ne le ferai pas. Mais convenez qu'il serait étrange que je sois le seul à ne pouvoir expliquer l'enjeu des élections régionales !». Quant à la convocation des chefs de file de la campagne en Ile-de-France, le président s'agace de «ces polémiques permanentes qui font perdre un temps précieux à la France» :«Qu'y a t-il d'étonnant à ce que je rencontre des élus d'Ile-de-France alors que je suis moi même un élu de cette région depuis 1977 ?». Préoccupé par le taux record d'abstention annoncé pour ce scrutin, Nicolas Sarkozy demande aux Français d'aller voter : «C'est aussi un devoir civique».


Sur les conséquences du scrutin


« Je serai bien sûr attentif à ce que les Français diront». Mais Nicolas Sarkozy est très clair : «Le scrutin des 14 et 21 mars est un scrutin régional : ses conséquences seront donc régionales». Insistant sur la nécessité d'une certaine stabilité pour l'action gouvernementale, le président cite en exemple le record de longévité de Christine Lagarde - seule ministre à être citée dans l'interview - au ministère des Finances : deux ans et demi. Le président envisage peut-être une «nouvelle étape» mais seulement après la réforme des retraites - un texte devrait etre deposé au parlement en septembre - , même s'il n'exclut pas d'ici là «quelques adaptation gouvernementales».


Sur le débat sur l'identité nationale


Se défendant d'avoir arrêté le débat sur l'identité nationale avant les régionales, Nicolas Sarkozy promet «des mesures importantes» qu'il annoncera en avril. Citant la phrase de Claude Lévi-Strauss «l'identité n'est pas une pathologie», le président estime utile pour le rassemblement du pays de «réfléchir ensemble à la direction vers laquelle doit aller notre nation, à son projet, à ses valeurs».


Sur la politique économique et fiscale


Persuadé que la statégie économique actuellement suivie portera ses fruits dès 2010, notamment en matière d'emploi, le président est en revanche préoccupé par la question des deficits publics. « La vérité, c'est que nous tenons la dépense publique et que c'est la crise qui a fait chuter nos recettes fiscales» analyse-t-il. Mais hors de question d'augmenter les impôts, promet-il une nouvelle fois, «ni aujourd'hui, ni demain». «Je ne crois pas à une politique de rigueur qui n'a jamais fonctionné et qui est contre-productive». Le président n'a cependant pas renoncé à l'idée d'une «TVA sociale» - expression qu'il réprouve - car il faut continuer à réfléchir au moyen de financer la protection sociale autrement qu'en taxant le travail. La taxe carbone verra aussi le jour, après une concertation au niveau national et européen.

Sur la réforme des retraites


A l'issue des concertations avec les syndicats, le gouvernement fera des propositions pour qu'un texte soit déposé au Parlement en septembre. Nicolas Sarkozy rappelle son engagement : la réforme concernera les 21 millions de salariés du privé et les 5 millions du public. Et si allongement de la durée de cotisation il doit y avoir, elle concernerait aussi bien le privé que le public. En revanche, sur le mode de calcul des retraites (sur la base des six derniers mois dans le public et des 25 meilleures années dans le privé), le président rappelle que les primes des fonctionnaires ne sont pas intégrées alors qu'elle le sont dans le privé. «Tous ces éléments doivent être sur la table».

Sur la popularité de François Fillon et un deuxième mandat.


«S'il n'était pas populaire, on me dirait : il faut le changer. S'il l'est, on me dit : c'est un problème pour vous. Tout cela, ce sont des conjectures vaines. Mon seul problème, c'est de mener à bien les réformes qu'attendent les Français. N'essayez pas de créer des problèmes là où il n'y en a pas». Quant à sa décision de se réprésenter en 2012, Nicolas Sarkozy repète que la question est prématurée. «Je prendrai position à la fin de 2011, en tenant compte d'un certain nombre de critères collectifs et personnels».

Par TONY
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Jeudi 11 mars 2010 4 11 /03 /2010 17:39

La campagne des régionales sur le net



Meeting UMP avec Jean-François Cope (G), Xavier Bertrand (D) et Thierry Mariani (C) à Marseille, le 10 mars 2010
Gerard Julien AFP

A trois jours du premier tour des régionales, les partis politiques tentent de mobiliser les abstentionnistes sur le net: vidéo interactive pour l'UMP, aide au vote par procuration pour le Front national (FN) par exemple.


Un meeting de l'UMP, une salle en liesse et le secrétaire général Xavier Bertrand à la tribune qui explique que la mobilisation sera déterminante dimanche prochain, qu'il compte sur chacun d'entre nous, "sur vous, Michel", "sur vous, Nathalie", "sur vous...". Suit votre prénom.


Gros plan sur un siège réservé vide portant vos nom et prénom. Xavier Bertrand s'inquiéte au micro de votre absence : "Il est où, vous l'avez vu". Dans la salle, un calicot brandit par des militants vous réclame. Vos nom et prénom, éventuellement votre photo, s'inscrivent également en fond de tribune.


"Vous aussi, mobilisez vos amis", demande, en regardant la caméra, le patron de l'UMP, qui conseille aux internautes de faire circuler la vidéo. C'est l'expéditeur qui, alors, rentre le nom du destinataire pour personnaliser le message.


Le FN s'intéresse lui aussi au réservoir des voix des abstentionniste qui pourraient représenter dimanche 47% de l'électorat, selon un sondage Ifop pour La lettre de l'opinion diffusé mercredi.


"Absent le jour du vote ? Le FN trouve quelqu'un pour voter pour vous", propose le parti de Jean-Marie le Pen sur son site, où il renouvelle son opération spéciale "Procuration" mis en place pour les européennes de juin dernier.


Innovation, dimension participative, réactivité et fonctionnalité des sites... le site Europe1.fr a évalué de son côté l'"e-campagne" de 12 candidats aux régionales.


A ce petit jeu, c'est le site de Julien Dray, tête de liste socialiste en Essonne, qui remporte l'élection en ligne avec une note de 14 sur 20. Il devance Valérie Pécresse (UMP) et Cécile Duflot (Europe Ecologie), ex-aequo avec 13 sur 20 et Jean-Paul Huchon gratifié d'un 11 sur 20.

Par TONY
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Jeudi 11 mars 2010 4 11 /03 /2010 09:22

Destruction record d'emplois en France en 2009



Plus de 320.000 emplois ont été détruits en 2009 dans le secteur privé -le pire chiffre jamais enregistré sur un an- dont 33.700 au quatrième trimestre, selon les statistiques publiées jeudi par Pôle emploi, qui note toutefois une "décélération par rapport aux trimestres précédents". L'intérim progresse en revanche de 6,8% au quatrième trimestre, et de 0,9% sur un an.



De son côté l'Agence centrale des organismes de sécurité sociale (ACOSS), dont le champ est un peu différent et qui publie ses propres statistiques également ce jeudi, note les mêmes tendances, mais avec 432.000 postes supprimés sur un an, dans les deux cas un chiffre historique.


Autres chiffres publiés ce jeudi, ceux de l'INSEE et de la DARES, qui évoquent la disparition de 322.000 emplois dans le secteur concurrentiel et 357.600 dans le secteur marchand.


La ministre de l'Economie Christine Lagarde a salué dans un communiqué le "ralentissement important des destructions d'emploi" en fin d'année: -20.400 au dernier trimestre dans le secteur marchand, après -79.800 le trimestre précédent, et -11.500, contre -66.000 dans l'ensemble des secteurs concurrentiels, selon l'INSEE et la DARES.


Selon elle, "cette évolution confirme la stabilisation en cours du marché du travail, qui devrait se prolonger en 2010". Elle y voit également "un encouragement à la politique industrielle offensive du gouvernement". Mme Lagarde affirme par ailleurs que des "mesures spécifiques" seront annoncées avant la fin du mois pour les demandeurs d'emploi en fin de droit.


Selon Pôle emploi, il y a eu 33.700 pertes nettes d'emplois au quatrième trimestre 2009, soit une activité salariée en baisse de 0,2% par rapport au troisième trimestre. Les trimestres précédents avaient été encore pire avec 165.000 suppressions au premier trimestre, 71.000 au deuxième et 52.000 au troisième trimestre.


"De fin décembre 2008 à fin décembre 2009, l'emploi diminue de 1,9%, soit 321.500 salariés", précise le communiqué diffusé jeudi.


"Ces pertes d'emplois au 4e trimestre s'expliquent essentiellement par la contraction dans l'industrie et la construction", souligne Pôle emploi, une baisse qui "ramène à 16.283.200 le nombre de salariés des secteurs concurrentiels au 31 décembre 2009".


Dans le détail, l'industrie a enregistré au 4e trimestre "un nouveau recul de ses effectifs (-1,4%, soit 44.200 postes de travail)". Sur un an, la baisse atteint 5,6% soit 182.000 postes supprimés.


La construction affiche une baisse de 1%, soit 14.500 postes de travail. Sur un an, dans ce dernier secteur "la contraction de l'emploi (...) s'accentue", avec une baisse de 2,6%, soit 39.000 postes de travail en moins.


Dans le tertiaire en revanche, l'emploi a enregistré une hausse de 0,2% au 4e trimestre 2009, selon Pôle emploi, soit 24.800 postes de plus. Mais sur un an, avec les destructions d'emplois des 1er et 2e trimestre (respectivement -1% et -0,2%), "les effectifs diminuent (...) de 0,9%", soit 100.500 emplois en moins.


L'intérim, pour sa part, a progressé au cours du 4e trimestre 2009 de 6,8%, avec "une légère hausse sur un an (+5.000 postes, soit + 0,9%)", selon Pôle emploi.


Sur un an, précise Pôle emploi, "il est à noter que (...) si les missions d'intérim étaient réaffectées dans les secteurs où elles s'exercent, la baisse serait moins marquée dans l'industrie (-5,2 % sur un an) ainsi que dans la construction (-2,4%). Quant au tertiaire, l'évolution de son emploi serait inchangée (-0,9%)".

Par TONY
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Jeudi 11 mars 2010 4 11 /03 /2010 08:45

Vingt-trois euros qui déclenchent une fronde des médecins

Par TF1 News (Avec agence)

 

S'estimant moins considérés que les médecins spécialistes, dont le prix de la consultation est plus élevé, ou "harcelés" par la Sécu pour limiter les dépenses, les généralistes sont appelés à laisser leur cabinet fermé ce jeudi.


médecin docteur

Ils se jugent "mal reconnus" par rapport aux médecins spécialistes, dont le prix de la consultation est plus élevé : voilà pourquoi les généralistes, à l'appel de quatre syndicats, ferment leurs cabinets ce jeudi. Ils réclament l'alignement du prix de leur consultation (22 euros actuellement) sur le prix plancher des autres médecins (23 euros).

 



Les revenus des généralistes figurent parmi les plus faibles dans le monde de la médecine libérale. En 2007, si le revenu moyen des médecins libéraux s'est établi à 7190 euros par mois, celui des généralistes a été de 5567 euros par mois la même année, selon les derniers chiffres de la Drees. Il s'agit d'un revenu une fois déduites charges professionnelles et cotisations sociales. Les généralistes figurent ainsi dans le bas de l'échelle des médecins libéraux, même si leurs revenus sont supérieurs à ceux des dermatologues ou des psychiatres. A l'autre bout, les radiologues (16.900 euros en moyenne par mois) ou les anesthésistes (14.312 euros) sont les mieux payés. "On reste en bas de l'échelle. On fait les mêmes études que tout le monde, mais on fait un boulot considéré comme misérable par rapport à un spécialiste", résume Bruno Deloffre, 53 ans, installé à Courbevoie.


Pinaillage et harcèlement administratif


Comparés à leurs homologues étrangers, les généralistes français, qui gagnent en moyenne 2,6 fois le salaire moyen, sont moins bien lotis que les allemands (3,3 fois) ou britanniques (4,2 fois), selon l'OCDE. L'économiste de la santé Jean de Kervasdoué, rappelant que la durée moyenne d'une consultation est de 16 minutes et que les généralistes consacrent du temps à des taches administratives, évalue à 66 euros leur rémunération brute horaire. "La rémunération d'un avocat ou d'un consultant moyen à Paris est d'au moins 150 euros de l'heure" en brut, comparait-il dans une tribune publiée en janvier dans Le Monde, plaidant pour une revalorisation de la consultation pour que les médecins ne soient pas incités à multiplier le nombre de leurs actes.


La ministre de la Santé,
Roselyne Bachelot, sans exclure une revalorisation, fait souvent valoir que les généralistes pourront augmenter sensiblement leur rémunération dès cette année, avec les nouveaux contrats d'amélioration des pratiques individuelles (Capi). Ces contrats controversés (les syndicats et l'Ordre y voient des risques déontologiques) instaurent des primes pour les généralistes atteignant des objectifs fixés par la Sécu en termes de prescriptions notamment, qui pourront atteindre plusieurs milliers d'euros par an.


Pas sûr pourtant que ces revendications soient comprises de la part de Français durement touchés par la crise. Mais ce mouvement, baptisé "généralistes en colère", est aussi suivi pour d'autres raisons : Jean-Pierre Enrione-Thorrand, 61 ans, installé à Grenoble, accuse sa caisse d'assurance maladie d'un véritable harcèlement administratif. "Je demande une prise en charge à 100% pour deux patientes vraiment copie calque : même âge, même moment de départ à la retraite, même maladie, même traitement, même pose de pacemaker. Dans un cas, on me l'accorde sans discuter. Dans l'autre, on me la refuse. Ça fait neuf mois. J'ai écrit partout pour qu'on m'explique sur quel texte on s'appuie et personne me répond", s'exclame-t-il. "On ne se bagarre pas pour un euro, mais pour le titre et la reconnaissance des compétences du médecin généraliste", conclut Bruno Deloffre.

Par TONY
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Jeudi 11 mars 2010 4 11 /03 /2010 08:39

La gauche accuse Gérard Longuet de dérapage raciste

lepoint.fr

La gauche accuse Gérard Longuet de dérapage raciste

Malek Boutih est "un homme de grande qualité, mais ce n'est pas le bon personnage" pour diriger la Halde, soutient le patron des sénateurs UMP Gérard Longuet © Sipa




Le futur président de la Halde devrait être issu du "corps français traditionnel" . Fort de cette conviction, le patron des sénateurs UMP, Gérard Longuet, a estimé mercredi que le socialiste Malek Boutih n'était pas "le bon personnage" pour succéder à Louis Schweitzer à la présidence la Haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité (Halde). Ces propos ont aussitôt déclenché l'indignation dans les rangs de la gauche.



Pour le porte-parole du Parti socialiste, Benoît Hamon, cette "remarque d'un autre siècle" est particulièrement inquiétante. "Ce n'est pas un cas isolé. Il n'y a plus de hasard. Cette famille politique est malade de son rapport au Front national. Quelque chose s'est déverrouillé après le débat sur l'identité nationale, qui sent particulièrement mauvais", a-t-il réagi sur Public Sénat. Harlem Désir, numéro deux du Parti socialiste, s'est aussi dit "scandalisé" par le discours "aux relents racistes" tenu par le sénateur de la Meuse. "Ces propos sont, bien plus qu'un dérapage, une véritable théorie raciale totalement contraire à l'idée de la nation républicaine et à l'égalité des droits entre les citoyens de toutes origines. Cette hiérarchisation délirante des Français selon leurs origines est d'une gravité extrême et ne peut être tolérée de la part d'un parlementaire, président de groupe d'un grand parti au Sénat", a dénoncé l'eurodéputé, secrétaire national du PS chargé de la coordination. Même son de cloche du côté du Parti communiste, qui a jugé le commentaire du sénateur "choquant et raciste".


L'UMP prend ses distances



Plusieurs associations ont également condamné "le dérapage" du patron des sénateurs UMP. SOS Racisme a dénoncé "la vision véhiculée par M. Longuet (...) qui montre la conception ethnique qu'il s'en fait et qui rappelle la France de Maurras, en contradiction avec la France républicaine qu'il est censé incarner". L'association dirigée par Dominique Sopo, tout comme le Conseil représentatif des associations noires (Cran) ont exhorté Gérard Longuet à retirer immédiatement ses propos. Mais si, quelques heures plus tard, Gérard Longuet a reconnu une "maladresse", il n'a pas pour autant bougé sur le fond. "Dès que vous attaquez des sujets difficiles, comme je ne suis pas nécessairement un génie, on peut être maladroit. Si on ne pose pas les problèmes, on ne les règle jamais", a-t-il expliqué au micro d'Europe 1. Et le sénateur UMP d'insister de nouveau : "Je dis simplement que la lutte contre la discrimination doit être intégrée par ceux qui n'ont pas spécialement ce réflexe."


Face à cette polémique, l'UMP prend ses distances avec Gérard Longuet. "Les propos (du sénateur, ndlr) n'engagent que lui-même", a précisé Dominique Paillé, porte-parole du parti majoritaire. "À aucun moment, le parti auquel j'appartiens n'a tenu un tel langage ; et ce langage - qui n'est pas le nôtre - ne pénétrera pas notre vocabulaire habituel", a insisté Dominique Paillé sur France Info. Valérie Pécresse, chef de file de l'UMP pour les régionales en Ile-de-France, a aussi abondé en ce sens. Interrogée sur le sujet lors d'un débat avec son rival socialiste Jean-Paul Huchon, la ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche a jugé l'expression employée par Gérard Longuet "très malheureuse". À trois jours des élections régionales, le parti majoritaire - déjà éprouvé par l'affaire Soumaré - se serait bien passé d'une nouvelle polémique.
Par TONY
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